vendredi 5 décembre 2008

Excursion vaccination


Le Bénin est un pays merveilleux.
Doté d'une végétation luxuriante, d'animaux exotiques et d'un décor d'une rare beauté, il est malheureusement plombé par une armée de maladies toutes plus mortelles les unes que les autres. Qui n'a jamais entendu parler d'hépatite, de fièvre jaune ou encore de méningite ?

C'est pour éviter d'avoir à souffrir de ces petits monstres (navré pour l'image naïve, mais dans ma tête un virus a toujours le look des méchants de "Il était une fois la vie") que nous nous sommes rendus à l'hôpital universitaire de Mont-Godinne.

Après un voyage en voiture fort agréable, nous avons pu nous prendre une place de parking sous la pluie, tout en supportant avec stoïcisme l'agressivité verbale de Mélissa. A sa décharge, la dame invectivée n'avait pas à se trouver au milieu de la route, non mais!

Rapide passage par l'accueil afin de remplir les formalités administratives.
FACILE !

Ensuite, direction la salle des piqûres. Là, c'est moins drôle. D'abord, les médecins ne sont pas là immédiatement, ensuite on se trouve à côté de la salle de lithotripsie. On ne sait pas ce que ça veut dire, mais ça fait peur. D'autant plus que j'ai vu des gens y rentrer, mais pas en sortir. Des naïfs m'assurent que j'avais le dos tourné au mauvais moment, mais je ne leur fait pas confiance.

Il nous faut donc patienter... et qui dit attente, dit augmentation du stress. On a le temps de s'inventer des histoires. Et bien oui, même une fois "presque adulte" la majorité d'entre nous continue à avoir peur de la pique-pique du docteur. Je pense que si nous avions pratiqué "Docteur Maboul" avec plus d'assiduité lorsque nous étions jeunes, le trauma aurait été beaucoup moins présent.

Des questions importantes ont pris naissances lors du temps de battement, tel que l'endroit où seraient pratiquées les injections (à ce propos je remercie Mélissa pour sa remarque pertinente : "Ben oui, on ne va pas piquer 4 fois dans le même trou" et Mr Hoolans pour sa variation sur la blague du doigt cassé) ou encore sur la capacité des infirmières.

Enfin les docteurs sont arrivées !
En premier lieu, une petite information, histoire qu'on sache vraiment dans quoi on s'engage.
Même pas peur.
Par contre après... et bien ce sont les piqûres proprement dites. Pour ce faire, nous rentrons chacun notre tour dans une pièce isolée, afin d'y recevoir les 5 doses nécessaires. Trois dans un bras, deux dans l'autre. *Petite larme*

A ce sujet, voici les réactions de tous les protagonistes, avant et après:

Céline:
Avant: "Je suis stressée..."
Après: "Je pensais que ce serait pire."
[Réaction de Mélissa la voyant sortir de la "pièce-piqûre" : "Haha, on dirait une camée, elle a des trous partout!"]

Lila:
Avant: "Je vais partir en courant!"
Après: "L'infirmière était très gentille" *grand sourire*

Mr Hoolans:
Avant: *Eclat de rire* "Je vais TRES bien !"
Après: "Ca a été!"

Pauline D. :
Avant: "Je ne sens plus mes jambes..."
Après: "Les infirmières ont fait un bon travail d'équipe pour les piqûres!"

Yasmina:
Avant: "Ils n'ont pas intérêt à toucher mes fesses !"
Après: "J'ai survécu..."

Mme Déom:
Avant: "J'ai les mains moites..."
Après: "Ca, c'est fait! Par contre, dire que ça ne fait pas mal, c'est pas vrai."

Vicky:
Avant: "J'ai chaud là, ça va pas du tout..."
Après: "J'ai chau à mort, et j'ai 5 maladies mortelles dans le corps"
[Vicky aura donc eu chaud du début à la fin !]

Delphine:
Avant: "J'ai faim."
Après: "Tout va bien, j'ai rien senti !"
[Alors là... savait-elle qu'elle venait se faire vacciner ?]

Mélissa:
Avant: "J'ai envie de chier et j'ai soif..."
Après: "Fastoche, les mains dans les poches!"

Philippe:
Avant: *discours incohérent sur le devoir et l'unité en GRH*
Après: *discours incohérent sur les effets de la piqûre et le premier pas vers le départ*

Mr Lallaoui:
Avant: "Ca va! On est là en soutien de notre collègue !"
Après: "Tout ça pour ça..."
[Le cynisme de Mr Lallaoui s'expliquant peut être par son aigreur d'avoir été le dernier à être vacciné !]

Au final donc, bien plus de peur que de mal. Le voyage du retour s'est déroulé sans incidents majeurs. Que du bonheur, donc.
Comme quoi un vaccin, on s'en fait toujours tout une histoire, mais ça passe comme dans du beurre. Ou comme un aiguille dans un bras.

En guise de conclusion je voudrais remercier tous mes camarades pour leur bonne humeur et leur courage, malgré le manque cruel de sucettes à la sortie, ainsi que la doctoresse nous ayant appris que l'hippopotame est la deuxième cause animale de décès pour les touristes. En effet, il ne fait pas bon se trouver entre un hippo et son point d'eau.

3 commentaires:

David a dit…

Merci pour le récit de cette après-midi inoubliable... Tu nous montres la tes nombreuses facettes, ou devrais-je dire ton multifacettage en version 2.0. Pour citer Mélanie : "ça c'est fait" et c'est moi qui l'ai dit en premier... ;-)

Continue comme ça.

fufu a dit…

Bonne continuation les gars.

Marmotte a dit…

Excellent!

Mais si c'est gentil un hippo * essaye de s'en convaincre *